À propos

De l'instinct
à la maîtrise.

Mon parcours ne ressemble pas à une ligne droite. Plutôt à une mise au point qu'on ajuste patiemment : d'abord floue, instinctive, jusqu'à capturer quelque chose de net, de vibrant, d'assumé.

I. Les racines de l'instinct

Tout a commencé par le jeu. Enfant, je m'appropriais l'appareil photo de mes parents comme on explore un territoire inconnu. À l'adolescence, le jeu est devenu collaboration : sans formation, je réalisais mes premiers clips pour mes amis. De l'amateurisme pur, mais aussi une créativité brute — on créait dans l'urgence et l'énergie du collectif. J'ai compris très tôt que l'image était d'abord un lien.

II. L'éclipse et la mutation (19 – 23 ans)

La réalité économique m'a imposé une pause. J'ai mis l'image de côté pour enchaîner les jobs alimentaires. Mais le feu créatif n'a pas disparu — il a changé de forme. Je me suis tourné vers la musique, un art de studio, intérieur, qui n'exigeait pas le terrain. Cette parenthèse m'a forgé une sensibilité sonore qui, aujourd'hui encore, donne une âme particulière à mes montages.

III. La forge de l'autodidacte (23 – 26 ans)

Le retour à la caméra s'est fait par le cœur : des clips pour AnanasTête et JeuneCabrel. Toujours bénévolement, mais avec une exigence nouvelle. J'ai plongé dans Premiere Pro et After Effects jusqu'à ce que la technique cesse d'être un frein. Les premières séances photo ont suivi, et l'œil s'est forgé séance après séance.

IV. La confrontation au réel (27 ans)

Le passage au professionnel s'est fait dans l'arène : soirées, aftermovies, basses lumières, matériel limité. C'est là que j'ai compris une chose essentielle — la technique doit servir l'esthétique, jamais l'inverse. Mes rendus me frustraient souvent, mais c'est dans cet inconfort que ma signature a commencé à s'ancrer.

V. La renaissance marseillaise (28 ans – aujourd'hui)

À 28 ans, j'ai opéré une bascule. Un changement de mode de vie a éclairci ma vision. Cette mue s'est concrétisée par un changement d'équipement — le passage chez Sony, choix de précision — et un nouveau décor : Marseille. Vers des clients institutionnels, vers le reportage, vers une narration qui donne du sens et de la profondeur au travail.

Je ne suis pas là pour capturer une image,
mais pour raconter une vérité.
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